Le livre.
Le livre.




























En haut à droite Georges Vaur alias “Piroulet”et Sylvain Athiel (Photo M. Viala. La Dépêche).
Ci dessus, les “Conquérants des ondes”: (à gauche) Léon Kierzkowsky et (à droite) Jacques Trémoulet.
Si l’on croit à l’aventure et à son viatique - un mélange de flair, de courage et de ténacité - on se réjouira du travail de Sylvain Athiel.
D’abord pour son intention originelle, l’optimisme : voici en effet un devoir de mémoire qui échappe au moule des rappels - avertissements habituels. L’ouvrage n’est pas de ceux qui fustigent l’un des désastres collectifs ou l’un des crimes contre l’humanité perpétrés plus ou moins récemment par des hommes et des femmes qui nous ressemblaient, en apparence du moins… Il rend hommage à l’esprit d’entreprise.
Dans le contenu, ensuite, d’un récit conçu comme un « roman historique », Athiel nous dépeint des aventuriers modernes - les aventuriers des ondes ! - qui imaginèrent et qui osèrent les premières radios privées dont la plus emblématique est de nos jours encore Radio Andorre et son célèbre signal : « aqui radio Andorra ! ». Radio Andorra, et d’autres radios « libres » dès les années 30, avant la « libération des ondes » des années 80. C’était le temps de créateurs-artistes, des pionniers qui investissaient leur avenir sur cet axiome: tant qu’on n’arrêtera pas les nuages, on n’arrêtera pas les ondes !
Voilà donc restaurée par Athiel, peut-être même sauvée, la mémoire de ces Ulysse des ondes, menacée comme souvent de se voir enfouie sous le fatras des réécritures plus ou moins superficielles du passé En ce sens, et parce qu’ « il est du bâtiment », comme on dit (il est homme de radios et de medias), Sylvain Athiel laisse à ses contemporains le plaisir de sa lecture et, aux historiens, des traces difficilement réfutables.
Henri Fabre (L’Eveil de Haute-Loire)